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"La culture est un cimetière de livres et d'autres objets à jamais disparus." in N'espérez pas vous débarrasser des livres de Jean-Claude Carrière et Umberto Eco

vendredi 2 juin 2017

Vingt mille lieues sous les mers ~ Jules Verne

« Quand le pinceau lui-même est inhabile à rendre les effets particuliers à l’élément liquide, comment la plume saurait-elle les reproduire ? »


Résumé de la quatrième de couverture :

Un monstre marin terrorise la planète. Les pays sont en alerte et envoient des navires tuer la bête, sans succès. Pierre Aronnax, éminent professeur français, est invité sur un navire pour participer à la course-poursuite. Mais l’animal lutte et le professeur tombe à l’eau ainsi que Conseil, son domestique et Ned Land, un chasseur. Ils échouent sur une étrange surface métallique qui se trouve être un navire sous-marin où habite un étrange équipage. Embarqués de force, les trois compères deviennent des prisonniers dans un vaisseau voulant être un symbole de liberté.

Classique de la littérature française, ce roman est un précurseur de la science-fiction. Ce monstre imaginaire que le monde entier pourchasse n’est rien d’autre que le Nautilus, sous-marin dont le capitaine Nemo est propriétaire. Véritable prouesse technologique, il peut parcourir les mers et les océans sans subir de dommages et repousse les limites des terres explorées.
Le capitaine Nemo dirige son équipe d’une main de fer et ne tolère pas qu’on remette en cause ses choix. Souvent en désaccord avec Ned Land, il éprouve pourtant un respect sans limite pour ses passagers, qui le lui rendent bien. Le professeur Aronnax s’émerveille régulièrement des trésors qu’il découvre, en compagnie de Conseil. D’un tempérament plutôt calme, il parvient à garder la tête froide afin de faire face aux dangers rencontrés. Le lecteur découvre le monde à travers ses yeux et en vient à réfléchir avec lui aux différentes situations rencontrées.
La science est largement présente au travers de longues listes de poissons, crustacés et autres créatures marines. Souvent interminables, ces énumérations peuvent apporter à ceux qui s’intéressent à la faune et la flore marine, mais il est très facile de les passer pour revenir à la narration. Celle-ci vit au rythme des quelques descriptions et des dialogues entre les personnages. Certains passages sont plus dynamiques que d’autres, mais l’économie générale du roman est plutôt équilibrée.
L’exploration des milieux marins nous donne une bonne idée des chimères de l’époque de Jules Verne, de leurs inquiétudes et de leurs désirs. C’est amusant de faire la comparaison avec aujourd’hui et de voir ce que nous avons découvert depuis, comme les pôles, et ce qui nous fait encore fantasmer, comme l’Atlantide.
Extrait :

« Je me hissai rapidement au sommet de l’être ou de l’objet à demi immergé qui nous servait de refuge. Je l’éprouvai du pied. C’était évidemment un corps dur, impénétrable, et non pas cette substance molle qui forme la masse des grands mammifères marins.
Mais ce corps dur pouvait être une carapace osseuse, semblable à celle des animaux antédiluviens, et j’en serais quitte pour classer le monstre parmi les reptiles amphibies, tels que les tortues ou les alligators.
Eh bien ! non ! Le dos noirâtre qui me supportait était lisse, poli, non imbriqué. Il rendait au choc une sonorité métallique, et, si incroyable que cela fût, il semblait que, dis-je, il était fait de plaques boulonnées.
Le doute n’était pas possible ! L’animal, le monstre, le phénomène naturel qui avait intrigué le monde savant tout entier, bouleversé et fourvoyé l’imagination des marins des deux hémisphères, il fallait bien le reconnaître, c’était un phénomène plus étonnant encore, un phénomène de main d’homme. »
Le mot de la fin :

Un voyage extraordinaire aux confins des océans en compagnie d’un des plus célèbres capitaines !

Alors, voulez-vous tourner ?

1 commentaire:

  1. Ah, ce classique ! Je n'ai jamais consacré trop de temps à la lecture des écrits de Jules Verne. J'adore plus que tout les classiques, alors ce sera chose faite un jour, mais le monde marin et la science ne sont pas des sujets que j'adore, alors j'ai quelque peu retardé la lecture de ses livres. Ton article me fait rappeler qu'il faudra bien que je me lance un jour ! :-)

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