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"La culture est un cimetière de livres et d'autres objets à jamais disparus." in N'espérez pas vous débarrasser des livres de Jean-Claude Carrière et Umberto Eco

dimanche 29 janvier 2017

Dossier ~ Orphelins Baudelaire ~ Chapitre 2 : Collectifs vs individus

« Quand les humains sont en troupeau, ils ne réagissent pas du tout de la même façon que lorsqu’ils sont seuls ou en petit groupe. »



Un des points intéressants dans la conception des personnages est leur répartition en deux catégories : les collectifs et les solitaires.
Commençons par les collectifs. Le trio Baudelaire est évidemment le premier que le lecteur croise. Un trio complémentaire, solidaire face à l’adversité. Un point récurrent est alors mis en évidence dans la série : nous avons très souvent affaire à des fratries de trois.

dimanche 22 janvier 2017

Dossier ~ Orphelins Baudelaire ~ Chapitre 1 : Cartes d'identité

« Sa troupe envahit la cuisine, petit assortiment de personnages insolites, de toutes les formes et de toutes les dimensions »


Les enfants forment un trio. Chacun possède un signe distinctif et brille dans un domaine : Violette avec son ruban est fascinée par la mécanique et l’ingénierie, Klaus et ses lunettes font des merveilles dans la recherche en tout genre, et Prunille armée de ses dents se démarque en cuisine. Ils détestent le feu mais apprennent à le maîtriser afin de survivre au milieu des scélérats. Ténacité et solidarité les définissent et par-dessus tout culture. Petits génies, leurs connaissances leur permettent de déjouer les pièges d’Olaf et de franchir les obstacles qui se dressent devant eux. Prunille est très intéressante car, bébé, elle s’exprime dans un langage qu’un lecteur non averti pourrait qualifier de babillage. Cependant, chaque prise de parole est en fait une référence culturelle, comme lorsqu’elle dit « Turner » pour évoquer le coucher de soleil, ce qui fait d’elle une des plus cultivées de la série.

vendredi 20 janvier 2017

N'espérez pas vous débarrasser des livres ~ Jean-Claude Carrière et Umberto Eco

« La culture est un cimetière de livres et d’autres objets à jamais disparus. »


Résumé de la quatrième de couverture :

Le gai savoir : rarement l’expression nietzschéenne se sera aussi bien appliquée qu’à ce livre… sur les livres ! Du papyrus au fichier électronique, nous traversons deux mille ans d’histoire du livre à travers une discussion à la fois érudite et humoristique, savante et subjective, dialectique et anecdotique, curieuse et goûteuse.
On y parcourt les temps et les lieux, les personnes réelles s’y mêlent aux personnages de fiction, on y fait l’éloge de la bêtise, on y analyse la passion du collectionneur, les raisons pour lesquelles telle époque engendre des chefs-d’œuvre, la manière dont fonctionnent la mémoire et le classement d’une bibliothèque. On y explique pourquoi « les poules ont mis un siècle pour apprendre à ne pas traverser la route » ou comment « notre connaissance du passé est due à des crétins, des imbéciles ou des adversaires ».
Bref, on s’y amuse de la « furia littéraire » de deux passionnés qui nous entraînent dans leur folle farandole dont chaque tour surprend, distrait, enseigne. En ces temps d’obscurantisme galopant, c’est peut-être le plus bel hommage qui se puisse imaginer à la culture de l’esprit, et l’antidote le plus efficace au désenchantement.

dimanche 15 janvier 2017

Dossier ~ Orphelins Baudelaire ~ Introduction : Tout ne commence pas si mal



Daniel Handler est un auteur américain plus connu sous son nom de plume Lemony Snicket. Il est très impliqué dans la vie politique de son pays. Ses premiers romans n’ayant pas trouvé leur public, son éditeur lui propose de se diriger vers la littérature pour la jeunesse. Mais il n’aime pas les clichés de cette littérature, avec ses fins heureuses où le bien triomphe.
C’est ce qui le pousse à écrire Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire, une série de treize tomes où les personnages représentant le mal s’en sortent à la fin, d’une façon ou d’une autre. Le premier tome est publié en 1999 et la série s’achève en 2006. C’est un best-seller.
La série des orphelins Baudelaire est construite sur de solides fondations. L’auteur a créé un véritable phénomène autour de ses treize livres. L’univers, les personnages, les lieux, tout est bâti avec cohérence, tout est lié. Daniel Handler, sous son nom de plume, est un personnage de la série en plus d’être le narrateur. C’est pourquoi son Autobiographie non autorisée est en fait entièrement centrée sur ce personnage de Lemony. Par ailleurs, la collaboration avec la maison d’édition et l’illustrateur se révèle assez importante pour comprendre la série.
Cette dernière nous raconte les mésaventures de trois orphelins, Violette, Klaus et Prunille Baudelaire, qui passent entre les mains de plusieurs tuteurs. Le premier d’entre eux, le comte Olaf, cherche à s’accaparer leur fortune et, pour cela, les pourchasse où qu’ils aillent. Les sept premiers tomes sont bâtis sur le même schéma : les enfants sont confiés par M. Poe, l’exécuteur testamentaire des parents Baudelaire et leur banquier, à un tuteur qui, hormis Olaf, est toujours bloqué par un trait de caractère qui l’empêche d’aider les enfants lorsqu’ils en ont besoin. Ils sont toujours crédules et naïfs et ne comprennent pas les combines d’Olaf pour kidnapper les enfants. À partir du tome huit, nos trois héros sont en cavale, accusés de ... Au milieu de tout cela se trouve l’association VDC, dont on sait peu de choses. Organisation scindée entre nobles et scélérats, elle constitue une énigme. Au fur et à mesure des tomes, les questions trouvent leurs réponses mais d’autres interrogations s’ajoutent et finissent par s’entasser dans tous les recoins de la tête. Les enfants doivent apprendre à faire la différence entre les scélérats et les nobles afin de survivre et de savoir s’ils ont une chance de mener un jour une vie paisible.
Tout au long de la série, plusieurs thèmes se dégagent de façon récurrente et posent au lecteur de nombreuses questions. Est-ce une tragédie ? Pourquoi cela sent-il la fumée ? Qu’est-ce que cet homme est en train de faire, avec ses faux ongles ? Pourquoi des moutons tirent-ils des déchets dans un traîneau ? Quelle est la différence entre Herman Melville et le Père Noël ? Quel est le meilleur emplacement pour construire une bibliothèque ? Que contient le sucrier ? Dans ce dossier vous croiserez également des manuels de grammaire, des billets codés et peut-être même des réponses à vos questions.
L’auteur a construit son œuvre sur une intertextualité abondante et sur de nombreuses références à l’intérieur même de la série. C’est l’aboutissement d’une véritable enquête qu’il nous propose, avec une documentation riche, une intrigue très développée et un rapport à l’objet-livre important. Il intègre le lecteur à son enquête, s’adresse à lui, et va jusqu’à le manipuler.
Ce dossier pourrait contenir des spoilers, ils seront notifiés, prenez garde tout de même.






















































Alors, voulez-vous tourner ?

vendredi 13 janvier 2017

Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire ~ Lemony Snicket

« Pour Béatrice
Nous sommes des bateaux passant dans la nuit –
Toi surtout.
»


Résumé de la quatrième de couverture du premier tome :

Cher lecteur,
Je regrette fort de devoir le dire, mais le livre que voici ne contient rien de plaisant. Il raconte la triste histoire de trois enfants qui ont toutes les déveines. Ils ont beau être bien élevés, et charmants, et intelligents, il ne leur arrive que des misères. De la première page à la dernière, ils vont d’une catastrophe à l’autre et collectionnent les pires ennuis – à croire qu’ils attirent les calamités. Dans ce bref volume seulement, les enfants Baudelaire affrontent un sinistre personnage, de hideux habits qui grattent, un épouvantable incendie, un complot pour dérober leur héritage et de la bouillie froide au petit déjeuner. Pour ma part, il est de mon devoir de relater ces funestes épisodes, mais rien ne t’interdit, cher lecteur, de remettre immédiatement ce livre où tu l’as pris et d’en choisir un plus joyeux, si tu préfères les histoires gaies.
Avec mes sentiments respectueux,
Lemony Snicket

mardi 10 janvier 2017

L'Empire brisé : Le Roi Écorché ~ Mark Lawrence

« Quitte à perdre la vie, tâchez d’avoir une belle vue. »


Résumé de la quatrième de couverture :

L’Empire Brisé est agité par des affrontements sans fin.
Sur le long chemin de sa quête de vengeance, l’honoré Jorg Ancrath a découvert les responsables de cette éternelle guerre, et il s’est mis en tête de les défier. Or une armée de six nations coalisées, forte de vingt mille soldats, marche sur le château de Jorg. Les bons rois savent ployer l’échine devant une défaite annoncée, ne serait-ce que pour protéger leurs sujets et leurs terres. Jorg n’est pas un bon roi.
Confronté à un ennemi bien plus puissant que lui, Jorg sait qu’il ne pourra pas l’emporter à la loyale. Mais il n’a jamais eu l’intention de jouer selon les règles.

vendredi 6 janvier 2017

Le Ventre de Paris ~ Émile Zola

« Sa figure rougeaude, aux durs cheveux châtains, prenait un air d’attention profonde. »


Résumé de la quatrième de couverture :

Florent, arrêté par erreur après le coup d’Etat du 2 décembre 1851, s’est évadé du bagne de Cayenne. Il retrouve à Paris son demi-frère qui, marié à la belle Lisa Macquart, fait prospérer l’opulente charcuterie Quenu Gradelle. Mais la place de Florent est-elle à leurs côtés ? A-t-il renoncé à ses rêves de justice ? Car si l’Empire a su procurer au « ventre boutiquiers, au ventre de l’honnête moyenne… le consentement large et solide de la bête broyant le foin au râtelier », il n’a guère contenté les affamés. Et la grande kermesse flamande va réveiller bientôt l’éternel affrontement des Maigres et des Gras.