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"La culture est un cimetière de livres et d'autres objets à jamais disparus." in N'espérez pas vous débarrasser des livres de Jean-Claude Carrière et Umberto Eco

vendredi 14 juillet 2017

Pot-Bouille ~ Émile Zola

« Décidément, on n’aime bien que les femmes qu’on n’a pas eues. »


Résumé :

Octave Mouret arrive de province pour s’installer dans un immeuble bourgeois en plein Paris. Son objectif est de séduire les dames, mais malheureusement il se heurte aux caractères bien trempés des parisiennes. Ses voisins mènent leurs affaires personnelles et professionnelles à la baguette et avancent leurs pions, comme sur un jeu d’échecs, afin de faire un maximum de profits. Et derrière tous ces bourgeois obnubilés par leur compte en banque, les mariages et les tromperies, les bonnes et les domestiques s’en donnent à cœur joie pour critiquer leurs maîtres et médire dans le dos des uns et des autres.
Ce roman fait partie de la célèbre série des Rougon-Macquart.
C’est la vie d’un immeuble parisien que nous présente Zola. Il n’y a pas de personnage principal, car chaque famille tient un rôle important. Octave est un arriviste séducteur, qui a beaucoup de difficultés à obtenir les faveurs des dames qu’il convoite. Les Josserand ont des gros problèmes d’argent et la mère tente par tous les moyens de marier ses deux filles, Hortense et Berthe. Mais cette dernière risque de la décevoir. Les Duveyrier sont les propriétaires de l’immeuble et sont liés à plusieurs familles grâce au mariage.
L’un des points amusants est l’opposition entre les bourgeois et les domestiques, les seconds se moquant des soucis des premiers. En effet, c’est une critique des gens aisés qui ont des problèmes plutôt futiles en comparaison des petites gens devant travailler dur pour gagner leur pain. Les querelles prennent parfois des tours cocasses, comme lorsque Berthe et Octave se disputent et qu’ils entendent les bonnes les imiter dans la cour. Leur situation est triste, mais la tournure des événements fait surtout rire.
Comme toujours, Zola est d’un réalisme époustouflant. Les descriptions de l’immeuble et de Paris, les dialogues entre les personnages, ou encore la scène d’accouchement sont narrés avec précision. Le lecteur peut facilement visualiser les événements, les lieux et les personnages. La vie parisienne, les soirées, la boutique Au bonheur des dames, autant de thèmes abordés pour étoffer un cadre et une atmosphère si spécifiques au XIXe siècle.
Extrait :

« Octave lui prit la main, la serra fortement, étranglé lui aussi par une colère impuissante. Que faire ? Il ne pouvait se montrer, imposer silence à ces filles. Les mots ignobles continuaient, des mots que la jeune femme n’avait jamais entendus, toute une débâcle d’égout, qui chaque matin, se déversait là, près d’elle, et qu’elle ne soupçonnait même pas. Maintenant, leurs amours, si soigneusement cachées, traînaient au milieu des épluchures et des eaux grasses. Ces filles savaient tout, sans que personne eût parlé. Lisa racontait comment Saturnin tenait la chandelle ; Victoire rigolait des maux de tête du mari, qui aurait dû se faire poser un autre œil quelque part ; Adèle elle-même tapait sur l’ancienne demoiselle de sa dame, dont elle étalait les indispositions, les dessous douteux, les secrets de toilette. »
Le mot de la fin :

Un Zola moins connu que d’autres, mais tout aussi savoureux !

Alors, voulez-vous tourner ?

vendredi 7 juillet 2017

Même les pêcheurs ont le mal de mer ~ Diane Peylin

« J’ai toujours cru qu’avouer la vérité couperait le dernier fil qui nous liait. »


Résumé de la quatrième de couverture :

Il y a Rafa, le patriarche, Valente, le père, et Salvi, le dernier de la lignée. Ce sont des géants impassibles, aussi rudes que l’île où ils vivent. Chez les Orozco, on est pêcheur de père en fils. La peau dure. Les yeux secs. Le silence en héritage.
Voilà neuf ans que Salvi a fui les siens pour la ville, de l’autre côté de l’océan. Mais la mort de Rafa le rappelle aujourd’hui. Sur cette île où l’on exprime jamais ses sentiments, où les manques, les cicatrices et les mensonges se transmettent de génération en génération, de mal de mer en mal de père…
La thématique du père constitue le pilier de ce roman, mais à travers lui ce sont toutes les relations familiales que l’auteure décortique, et surtout les conséquences des non-dits. Chaque phrase semble travaillée pour coller au plus près à la réalité, celle des Orozco, mais qui paraît terriblement crédible.
Ce roman ne peut que surprendre son lecteur. D’abord par sa structure. On débute avec le point de vue de Salvi, on finit avec lui. Entre eux, deux autres parties sont insérées, celles de Valente et de Rafa. Chaque section évoque des moments différents de la vie de ces hommes, mais qui pourtant finissent au même point, aux mêmes réflexions de leur part. Ce texte se construit astucieusement afin de laisser le lecteur ignorant, comme Salvi.
Ensuite, les révélations participent aussi à la surprise. Le lecteur n’apprend qu’au fur et à mesure les secrets de la famille Orozco. L’auteure maîtrise parfaitement sa narration et nous invite à la suivre et à lui faire confiance. Toutes les questions posées trouvent leur réponse, aucune déception à la fin.
Les parties sont divisées en chapitres. Il y a une alternance entre les points de vue, avec des chapitres à la troisième personne focalisée sur Salvi, Valente ou Rafa, et des chapitres à la première personne où le lecteur entre vraiment dans la tête des personnages. C’est probablement un des gros points forts de ce roman. En effet, l’auteure a su différencier ses personnages en changeant son style d’écriture pour chacun d’eux. Ainsi, Salvi s’exprime comme un jeune homme d’aujourd’hui. En revanche, Valente parle avec énormément de spontanéité. Les phrases sont coupées, le rythme haché, et le vocabulaire propre à un homme qui n’a jamais quitté son île. Rafa se situe plus entre son fils et son petit-fils. Ses réflexions sont un peu plus profondes, car il connait tous les secrets de la famille et a davantage de recul.
Extrait :

« Valente court et se retrouve près de son fils, inconscient et blessé. Salvi s’est envolé mais il n’avait pas d’ailes. Valente est désemparé devant cet oiseau recroquevillé. Pas une trace de sang, pas une égratignure, pas un gémissement. Salvi est calme et immobile. Sans réaction. Ailleurs. Valente a peur. Il ne prend pas le temps de réfléchir, le recueille dans ses bras, la tête posée sur son épaule et il se relève. Il faut marcher, pas trop vite pour ne pas le brusquer, mais assez pour le sauver. Ses yeux clignent face aux bourrasques de sable et ses lèvres tremblent parce qu’elles voudraient que son fils lui parle. »
Le mot de la fin :

Un superbe roman, qui ne cède à aucun cliché ni à aucune facilité narrative, et tient son lecteur d’une poigne forte et emplie de chaleur.

Alors, voulez-vous tourner ?


vendredi 30 juin 2017

Les Douze Rois de Sharakhaï : Sharakhaï ~ Bradley P. Beaulieu

« Par tous les dieux, si je n’avais pas bloqué sa lame, elle aurait dessiné un sourire écarlate sur ma gorge. »


Résumé de la quatrième de couverture :

Dans les arènes de Sharakhaï, la perle ambrée du désert, Çeda combat tous les jours pour survivre. Elle espère la chute des douze Rois immortels qui dirigent la cité depuis des siècles. Des souverains cruels et tout-puissants qui ont peu à peu écrasé tout espoir de liberté, protégés par leur unité d’élite de guerrières et les terrifiants asirim, spectres enchaînés à eux par un sinistre pacte. Tout change lorsque Çeda ose braver leur autorité en sortant la sainte nuit de Beht Zha’ir, alors que les asirim hantent la ville. L’un d’eux, coiffé d’une couronne en or, murmure à la jeune fille des mots issus d’un passé oublié. Pourtant, elle les connaît. Et le lien que Çeda découvre entre les secrets des tyrans et sa propre histoire pourrait bien changer le destin même de Sharakhaï…

samedi 24 juin 2017

Peter Pan ~ James Matthew Barrie

« M. et Mme Darling avec Nana firent irruption dans la nursery trop tard. Les oiseaux s’étaient envolés. »


Résumé de la quatrième de couverture :

C’était un vendredi soir. Les parents de Wendy, Michael et John étaient absents, et Nana, la chienne terre-neuve, était attachée dans la cour. La voie était donc libre pour que Peter Pan, le garçon qui refusait de grandir, vienne rechercher son ombre, et entraîne les enfants vers le Pays de Nulle Part… une île enchantée, habitée par des Peaux-Rouges, des fées et des pirates commandés par le sinistre capitaine Crochet.

lundi 12 juin 2017

N'oublie rien en chemin ~ Anne-Sophie Moszkowicz

« Si le métro est tout en tangage et secousses, c’est pour le rapprochement des amoureux, rien d’autre. »


Résumé de la quatrième de couverture :

À la mort de sa grand-mère qu’elle adorait, Sandra, quarante ans, se voit remettre des lettres et des carnets de son aïeule. Rivka y livre un témoignage poignant sur sa jeunesse dans le Paris de l’Occupation, les rafles, la terreur, le chaos. Mais il y a plus. Par-delà la mort, la vieille femme demande à sa petite-fille d’accomplir une mission. Une mission qui obligera Sandra à retourner à Paris, ville maudit, sur les traces de son amour de jeunesse, Alexandre. Un homme étrange, hypnotique et manipulateur dont Sandra ne pensait plus jamais croiser la route… Pour elle, l’heure est venue d’affronter ses démons.

mardi 6 juin 2017

Incarceron ~ Catherine Fisher

« Ils pénétrèrent dans la Prison en grande pompe. On ne les revit jamais. »


Résumé de la quatrième de couverture :

Finn est prisonnier d’Incarceron, un univers pénitentiaire plein de dangers, de trahisons et de menaces. Il tente par tous les moyens de s’évader. Claudia, la fille du directeur d’Incarceron, vit à l’Extérieur, dans un royaume figé au XVIIIe siècle. Piégée par une existence qu’elle n’a pas choisie, elle cherche à percer les mystères de la Prison.
Un jour Finn et Claudia trouvent une clé, qui permet à chacun de communiquer avec l’autre. Alors surgit un espoir, la possibilité d’échapper à un destin tout tracé dont ils ne veulent pas.

vendredi 2 juin 2017

Vingt mille lieues sous les mers ~ Jules Verne

« Quand le pinceau lui-même est inhabile à rendre les effets particuliers à l’élément liquide, comment la plume saurait-elle les reproduire ? »


Résumé :

Un monstre marin terrorise la planète. Les pays sont en alerte et envoient des navires tuer la bête, sans succès. Pierre Aronnax, éminent professeur français, est invité sur un navire pour participer à la course-poursuite. Mais l’animal lutte et le professeur tombe à l’eau ainsi que Conseil, son domestique et Ned Land, un chasseur. Ils échouent sur une étrange surface métallique qui se trouve être un navire sous-marin où habite un étrange équipage. Embarqués de force, les trois compères deviennent des prisonniers dans un vaisseau voulant être un symbole de liberté.

vendredi 19 mai 2017

La vie serait simple à Manneville ~ Pierre Cochez

« Tu as toujours eu un tempérament de concierge. C’est normal que tu veuilles être journaliste »

Résumé de la quatrième de couverture :

Les murs mangés par la vigne vierge, les fenêtres grandes ouvertes, Manneville est une maison de famille, celle qui abrite le jeune Bruce Dehaut, ses sœurs, de joyeux cousins, et puis des adultes occupés à profiter de l’été en lisant le journal ou en préparant des pastis-grenadine. La vie serait simple à Manneville, mais Bruce doit partir. L’Angleterre l’attend : Oxford, les études, un début de vie adulte. Là-bas, Bruce fera la rencontre d’Alex, un grand roux à la veste de tweed beige, qui fume des cigarettes en jouant au jacquet. Bruce n’avait pas prévu ça. L’amour, l’éblouissement. Et l’impossibilité d’une vie partagée.
Devenu journaliste, il sillonnera le monde, des îles Féroé au Mozambique, en quête de vérité, en quête de lui-même, pris dans un mouvement permanent. Mais Bruce l’apprendra, l’attente aussi est une façon d’aimer.

mardi 9 mai 2017

La Trilogie de Wielstadt ~ Pierre Pevel

« Ai-je l’honneur de parler au Roi Misère, monarque des truands, garces et gueux de Wielstadt ? »


Résumé de la quatrième de couverture :

Hiver 1620 : après s’être acquitté d’une délicate mission pour l’Ordre des Templiers, le Chevalier Kantz revient à Wielstadt, cité allemande protégée depuis toujours par un mystérieux dragon.
Chasseur de démons initié aux arts secrets de ma Kabbale, Kantz est un exorciste qui mène contre le mal une croisade solitaire et implacable. Rapière au poing, il va devoir traquer une insaisissable meute de goules qui répand la terreur dans la ville.

vendredi 21 avril 2017

La Bible selon le Chat ~ Geluck

« Bref, après ces gros nuls de dinosaures, Dieu avait de nouveau conçu une belle bande de tarés et il se dit en lui-même : cela n’est pas bon du tout »


Résumé :

Tout est dans le titre.

samedi 15 avril 2017

Avant que naisse la forêt ~ Jérôme Chantreau

« Ne faut-il pas qu’un chêne tombe pour attirer à lui les mésanges ? »


Résumé de la quatrième de couverture :

Albert, la quarantaine, vient de perdre sa mère. Il retourne dans la propriété familiale de Mayenne, cerclée de plusieurs hectares de bois, pour la cérémonie. En quelques jours, tout devrait être réglé. Mais le temps s’éternise sans que rien n’avance, et Albert se retrouve seul avec l’urne maternelle au cœur de cette nature reine, belle et hypnotique.
Et puis, une nuit, des bruits étranges le réveillent. Dans l’aile ancienne de la maison, les murs chantent, font revenir le passé. Il y a aussi cette légende, transmise depuis toujours par les femmes du clan, qui dit qu’un ermite hante les bois…
Commence alors la lente remontée des souvenirs, et avec elle, celle des silences d’une mère que seul un fils pouvait entendre.

vendredi 31 mars 2017

L'Empire des Chimères ~ Philippe Aurèle Leroux

« Ne faites pas confiance au félin »


Résumé de la quatrième de couverture :

Le culte de Mithra se propage dans les légions romaines des Alpes. Le vétéran Decimus Valerius n'a d'autre choix que de s'y initier et d'en apprendre les mystères, pour devenir un jour centurion. La nuit, Briana, fille cadette du proconsul de Rhétie observe d'étranges étoiles qui filent vers le Mons Caeli. À force de ténacité et de persuasion, elle parvient à obtenir l'autorisation de s'y rendre sous l'escorte de Decimus. Les ordres donnés à ce dernier sont clairs : la jeune femme ne doit jamais atteindre son objectif.
Gurnt est rejeté par les jeunes guerriers du village qui n'acceptent pas son étrange apparence féline. Il lutte contre une violence sourde qui lui ronge le cœur, fait bouillir son sang, enchaîne son âme et obscurcit son avenir...
Alors que le Mons Caeli paraît être le point d'orgue de toutes les ambitions, et de tous les secrets, se pourrait-il qu'il en soit aussi l'origine ?

dimanche 19 mars 2017

Dossier ~ Orphelins Baudelaire ~ Conclusion : Tout a une fin... ou presque

« Tu viens sans doute de prendre ce livre et tu l’entames par la fin, ou plutôt par ce petit texte à la fin, à la seule fin d’y détecter le fin mot de l’histoire ou cherchant peut-être à savoir si La Fin est vraiment la fin, autrement dit la fin de la série qui commençait par Tout commence mal. »


Ce dossier nous a permis de mettre en valeur le travail de Lemony Snicket, ou plutôt de Daniel Handler, à moins que ce ne soit vraiment M. Snicket. Sa série Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire, grâce à des thèmes récurrents, propose une unité de sens particulièrement intéressante. Les personnages sont tous très différents, les lieux très disparates mais ils sont tous connectés par cette mystérieuse association qu’est VDC. Beaucoup de questions restent sans réponses, car après tout, que contient le sucrier ?

mardi 14 mars 2017

Les 13 Crânes de Cristal ~ Anne Chevallier Maho

« L’une des adolescentes, celle avec de longs cheveux roux, tenait une petite loutre sur ses genoux, une petite loutre aux yeux coquins que l’artiste avait toute peinte en bleu. »


Résumé de la quatrième de couverture :

Les 13 Crânes de Cristal, vestiges légendaires d’un passé inconnu, auraient été créés dans le but de révéler aux Hommes leurs origines, leur finalité sur Terre et leur destinée dans l’univers.
Ces mystérieux artefacts sont également liés à une prophétie millénaire. Une prophétie de fin du monde.
Katell Loro, une jeune bretonne vivant près des alignements de mégalithes de Carnac, n’a aucune idée qu’elle est sur le point, tout comme Gaïa, la Terre, d’être mise face à son destin.

dimanche 12 mars 2017

Dossier ~ Orphelins Baudelaire ~ Chapitre 7 : Par-delà les mots

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Tout un travail est réalisé avec la collaboration de Brett Helquist, l’illustrateur ainsi qu’avec l’éditeur : Harper Collins pour la version anglaise, et Nathan pour la version française. Il y a tout un phénomène autour de la série.
La première chose remarquable est la récurrence du nombre 13.

vendredi 10 mars 2017

Le mal court ~ Jacques Audiberti

« La noblesse prend sa source dans l’ambition et l’énergie. »


Résumé de la quatrième de couverture :

Audiberti est l’un des grands auteurs du théâtre français du XXe siècle. La richesse de l’invention verbale, le sens du comique, le goût du style sont ses principales qualités. Il a écrit Le mal court (1946) « en état de transe ».
L’action se déroule en trois actes : une naïve princesse, victime de policiers cyniques, découvre la réalité du mal que ses proches lui avaient cachée et décide d’entrer dans la ronde. Puisque le mal court, elle veut l’accomplir lucidement afin de l’épuiser.
C’est donc une pièce « d’apprentissage » - et une fantaisie poétique malgré sa cruauté, mélancolique et joyeuse à la fois. Le chef-d’œuvre de son auteur.

dimanche 5 mars 2017

Dossier ~ Orphelins Baudelaire ~ Chapitre 6 : Voyant de détresse cryptique

« Les scélérats n’ont jamais le temps de lire, commenta Dewey. C’est l’une des raisons de leur scélératesse. »


L’affirmation ci-dessus du bibliothécaire dans le tome 12 met en avant un point crucial de l’association VDC : la culture. Elle est considérée comme essentielle par tous les nobles et serait bien utile aux scélérats dans certaines situations.
Olaf représente l’inculte volontaire par excellence.

vendredi 24 février 2017

World War Web ~ Johanna Zaïre

« Déploiement de la milice Humanobot opérationnelle pour récupération des nouveaux Humanobots. Phase de Capture en cours. »


Résumé de la quatrième de couverture :

Paris en 2035. Rebecca Barns est une jeune insurgée vivant dans la périphérie externe du nouveau Paris, qui est alors encerclé par de hauts murs de béton. À l’intérieur, une société modèle et harmonieuse à laquelle il faut obligatoirement adhérer, sans quoi c’est la mort assurée. Traqués par la milice du nouveau gouvernement, les rebelles vont se lancer dans une guerre contre une technologie révolutionnaire.

dimanche 19 février 2017

Dossier ~ Orphelins Baudelaire ~ Chapitre 5 : Société secrète

« V.D.C. ! »


C’est au cinquième tome que le lecteur, de même que les enfants Baudelaire, entend pour la première fois VDC. Commence alors une enquête, à la recherche de réponses. VDC est à la fois la cause et la clef des ennuis des enfants, une société secrète bien mystérieuse. On apprend au fil des tomes quelques informations, mais rien qui permettent de reconstituer toute l’organisation. C’est L’autobiographie non autorisée qui nous en apprend davantage sur les méthodes de VDC.

vendredi 17 février 2017

Le Procès ~ Franz Kafka

« À quoi cela rimerait ? »


Résumé :

Un jour, deux hommes viennent chez Joseph K. et lui annoncent qu’il est arrêté. Pourquoi ? Quel est son crime ? Une question à laquelle personne ne veut répondre ou ne peut répondre. Arrêté mais libre de circuler, de travailler et de vivre, K. ne comprend pas ce qui lui arrive. Son procès s’ouvre avec un interrogatoire très étrange au cours duquel personne ne donnera son chef d’accusation. K. pense à une plaisanterie et ne se soucie pas de ce qui peut lui arriver. Une erreur que lui fera remarquer son oncle en lui présentant un avocat. K. fait alors plusieurs rencontres mais aucune se semble décisive. Quelle sera l’issue de ce procès hors norme ? La justice est-elle vraiment celle à laquelle nous avons affaire ? Ou n’est-elle pas cachée dans un grenier étouffant, derrière la chambre d’un peintre ?

mercredi 15 février 2017

L'Empire brisé : L'Empereur Écorché ~ Mark Lawrence

« La vie jette plus de sorts que n’importe quel nécromancien, et leur douceur les rend parfois doublement mortels. »


Résumé de la quatrième de couverture :

La voie du trône est acérée. Seuls les écorchés peuvent s’y engager. Le monde est fissuré et le temps s’y est enfui, nous amenant aux jours derniers, ceux qui nous ont attendus toute notre vie et menacent de nous filer entre les doigts. Ils m’appartiennent. Je me tiendrai devant les Cent, et ils m’écouteront. Je m’emparerai du trône, peu importe qui s’interposera, mort ou vif, et si je dois être le dernier empereur, alors je vous offrirai une fin mémorable.
C’est ici que le sage se détourne. C’est ici que les saints hommes s’agenouillent et en appellent à Dieu. Voilà les derniers kilomètres, mes Frères. Ne comptez pas sur moi pour vous sauver. Si vous êtes malins, fuyez. Si l’âme vous en dit, priez. Si la bravoure est en vous, tenez bon. Mais ne me suivez pas.
Sans quoi je vous briserai le cœur.

dimanche 12 février 2017

Dossier ~ Orphelins Baudelaire ~ Chapitre 4 : Lieu de culture

« Vous avez sous les yeux votre nouveau logis. »


« Vous avez sous les yeux votre nouveau logis. » Telles sont les paroles prononcées par M. Poe devant la maison d’Olaf. De nouveaux logis, les enfants en auront exactement sept légalement et six de façon plus informelle, à savoir une clinique, une fête foraine ou encore une île au milieu de nulle part. En tout treize lieux différents accueillent nos héros. Parmi eux, cinq sont brûlés volontairement.

vendredi 10 février 2017

Red Raven ~ Shinta Fujimoto

« Tuer une personne pour en terroriser un millier. »


Résumé :

La mafia dirige beaucoup de villes. Elle est divisée en deux courants : un traditionnel et un autre plus moderne qui utilise des armes nouvelles. Pour lutter face à son expansion, le gouvernement a mis en place une unité spéciale : les Red Raven. Andy, jeune recrue, est particulièrement appliqué à sa tâche, surtout lorsqu’il découvre que plusieurs mafias utilisent des Sccaggs, des armes singulières au pouvoir incroyable, qu’Andy semble détester.

dimanche 5 février 2017

Dossier ~ Orphelins Baudelaire ~ Chapitre 3 : Leçon de déguisement

« Vous pouvez bien vous cacher sous tous les déguisements que vous voulez, nous savons qui vous êtes. »



« Il peut bien se donner tous les noms qu’il voudra ! C’est toujours lui. » Par ces mots, l’aînée des Baudelaire tente de faire comprendre à sa tutrice, Agrippine, que l’homme déguisé en matelot est en fait le comte Olaf. Passé maître dans l’art du déguisement, il use et abuse d’artifices afin de pourchasser les enfants sans être reconnu. Ce thème du déguisement est largement décliné tout au long de la série.
Olaf est celui qui d’entrée de jeu, par son métier d’acteur, entraîne le lecteur dans sa mascarade.

vendredi 3 février 2017

Le Piège de Lovecraft : Le livre qui rend fou ~ Arnaud Delalande

« C’est la faute du réel, pas de la fiction. »


Résumé de la quatrième de couverture :

David cherche à comprendre les raisons qui ont poussé un de ses camarades à perpétrer un carnage abominable sur le campus de Laval, au Québec. Retrouvant les œuvres récemment empruntées en bibliothèque par cet étudiant, David se voit piégé par les livres maudits, dont le fameux Necromicon de l’écrivain H.P. Lovecraft… Pris dans l’univers du romancier, il bascule à son tour… Ainsi commence une plongée hallucinée dans la recherche d’ouvrages interdits, quête classique de la littérature, de Poe au Nom de la rose, où l’on croise également les fantômes de Houellebecq et de Stephen King…
Oui, le livre peut tuer.

dimanche 29 janvier 2017

Dossier ~ Orphelins Baudelaire ~ Chapitre 2 : Collectifs vs individus

« Quand les humains sont en troupeau, ils ne réagissent pas du tout de la même façon que lorsqu’ils sont seuls ou en petit groupe. »



Un des points intéressants dans la conception des personnages est leur répartition en deux catégories : les collectifs et les solitaires.
Commençons par les collectifs. Le trio Baudelaire est évidemment le premier que le lecteur croise. Un trio complémentaire, solidaire face à l’adversité. Un point récurrent est alors mis en évidence dans la série : nous avons très souvent affaire à des fratries de trois.

dimanche 22 janvier 2017

Dossier ~ Orphelins Baudelaire ~ Chapitre 1 : Cartes d'identité

« Sa troupe envahit la cuisine, petit assortiment de personnages insolites, de toutes les formes et de toutes les dimensions »


Les enfants forment un trio. Chacun possède un signe distinctif et brille dans un domaine : Violette avec son ruban est fascinée par la mécanique et l’ingénierie, Klaus et ses lunettes font des merveilles dans la recherche en tout genre, et Prunille armée de ses dents se démarque en cuisine. Ils détestent le feu mais apprennent à le maîtriser afin de survivre au milieu des scélérats. Ténacité et solidarité les définissent et par-dessus tout culture. Petits génies, leurs connaissances leur permettent de déjouer les pièges d’Olaf et de franchir les obstacles qui se dressent devant eux. Prunille est très intéressante car, bébé, elle s’exprime dans un langage qu’un lecteur non averti pourrait qualifier de babillage. Cependant, chaque prise de parole est en fait une référence culturelle, comme lorsqu’elle dit « Turner » pour évoquer le coucher de soleil, ce qui fait d’elle une des plus cultivées de la série.

vendredi 20 janvier 2017

N'espérez pas vous débarrasser des livres ~ Jean-Claude Carrière et Umberto Eco

« La culture est un cimetière de livres et d’autres objets à jamais disparus. »


Résumé de la quatrième de couverture :

Le gai savoir : rarement l’expression nietzschéenne se sera aussi bien appliquée qu’à ce livre… sur les livres ! Du papyrus au fichier électronique, nous traversons deux mille ans d’histoire du livre à travers une discussion à la fois érudite et humoristique, savante et subjective, dialectique et anecdotique, curieuse et goûteuse.
On y parcourt les temps et les lieux, les personnes réelles s’y mêlent aux personnages de fiction, on y fait l’éloge de la bêtise, on y analyse la passion du collectionneur, les raisons pour lesquelles telle époque engendre des chefs-d’œuvre, la manière dont fonctionnent la mémoire et le classement d’une bibliothèque. On y explique pourquoi « les poules ont mis un siècle pour apprendre à ne pas traverser la route » ou comment « notre connaissance du passé est due à des crétins, des imbéciles ou des adversaires ».
Bref, on s’y amuse de la « furia littéraire » de deux passionnés qui nous entraînent dans leur folle farandole dont chaque tour surprend, distrait, enseigne. En ces temps d’obscurantisme galopant, c’est peut-être le plus bel hommage qui se puisse imaginer à la culture de l’esprit, et l’antidote le plus efficace au désenchantement.

dimanche 15 janvier 2017

Dossier ~ Orphelins Baudelaire ~ Introduction : Tout ne commence pas si mal



Daniel Handler est un auteur américain plus connu sous son nom de plume Lemony Snicket. Il est très impliqué dans la vie politique de son pays. Ses premiers romans n’ayant pas trouvé leur public, son éditeur lui propose de se diriger vers la littérature pour la jeunesse. Mais il n’aime pas les clichés de cette littérature, avec ses fins heureuses où le bien triomphe.
C’est ce qui le pousse à écrire Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire, une série de treize tomes où les personnages représentant le mal s’en sortent à la fin, d’une façon ou d’une autre. Le premier tome est publié en 1999 et la série s’achève en 2006. C’est un best-seller.
La série des orphelins Baudelaire est construite sur de solides fondations. L’auteur a créé un véritable phénomène autour de ses treize livres. L’univers, les personnages, les lieux, tout est bâti avec cohérence, tout est lié. Daniel Handler, sous son nom de plume, est un personnage de la série en plus d’être le narrateur. C’est pourquoi son Autobiographie non autorisée est en fait entièrement centrée sur ce personnage de Lemony. Par ailleurs, la collaboration avec la maison d’édition et l’illustrateur se révèle assez importante pour comprendre la série.
Cette dernière nous raconte les mésaventures de trois orphelins, Violette, Klaus et Prunille Baudelaire, qui passent entre les mains de plusieurs tuteurs. Le premier d’entre eux, le comte Olaf, cherche à s’accaparer leur fortune et, pour cela, les pourchasse où qu’ils aillent. Les sept premiers tomes sont bâtis sur le même schéma : les enfants sont confiés par M. Poe, l’exécuteur testamentaire des parents Baudelaire et leur banquier, à un tuteur qui, hormis Olaf, est toujours bloqué par un trait de caractère qui l’empêche d’aider les enfants lorsqu’ils en ont besoin. Ils sont toujours crédules et naïfs et ne comprennent pas les combines d’Olaf pour kidnapper les enfants. À partir du tome huit, nos trois héros sont en cavale, accusés de ... Au milieu de tout cela se trouve l’association VDC, dont on sait peu de choses. Organisation scindée entre nobles et scélérats, elle constitue une énigme. Au fur et à mesure des tomes, les questions trouvent leurs réponses mais d’autres interrogations s’ajoutent et finissent par s’entasser dans tous les recoins de la tête. Les enfants doivent apprendre à faire la différence entre les scélérats et les nobles afin de survivre et de savoir s’ils ont une chance de mener un jour une vie paisible.
Tout au long de la série, plusieurs thèmes se dégagent de façon récurrente et posent au lecteur de nombreuses questions. Est-ce une tragédie ? Pourquoi cela sent-il la fumée ? Qu’est-ce que cet homme est en train de faire, avec ses faux ongles ? Pourquoi des moutons tirent-ils des déchets dans un traîneau ? Quelle est la différence entre Herman Melville et le Père Noël ? Quel est le meilleur emplacement pour construire une bibliothèque ? Que contient le sucrier ? Dans ce dossier vous croiserez également des manuels de grammaire, des billets codés et peut-être même des réponses à vos questions.
L’auteur a construit son œuvre sur une intertextualité abondante et sur de nombreuses références à l’intérieur même de la série. C’est l’aboutissement d’une véritable enquête qu’il nous propose, avec une documentation riche, une intrigue très développée et un rapport à l’objet-livre important. Il intègre le lecteur à son enquête, s’adresse à lui, et va jusqu’à le manipuler.
Ce dossier pourrait contenir des spoilers, ils seront notifiés, prenez garde tout de même.






















































Alors, voulez-vous tourner ?

vendredi 13 janvier 2017

Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire ~ Lemony Snicket

« Pour Béatrice
Nous sommes des bateaux passant dans la nuit –
Toi surtout.
»


Résumé de la quatrième de couverture du premier tome :

Cher lecteur,
Je regrette fort de devoir le dire, mais le livre que voici ne contient rien de plaisant. Il raconte la triste histoire de trois enfants qui ont toutes les déveines. Ils ont beau être bien élevés, et charmants, et intelligents, il ne leur arrive que des misères. De la première page à la dernière, ils vont d’une catastrophe à l’autre et collectionnent les pires ennuis – à croire qu’ils attirent les calamités. Dans ce bref volume seulement, les enfants Baudelaire affrontent un sinistre personnage, de hideux habits qui grattent, un épouvantable incendie, un complot pour dérober leur héritage et de la bouillie froide au petit déjeuner. Pour ma part, il est de mon devoir de relater ces funestes épisodes, mais rien ne t’interdit, cher lecteur, de remettre immédiatement ce livre où tu l’as pris et d’en choisir un plus joyeux, si tu préfères les histoires gaies.
Avec mes sentiments respectueux,
Lemony Snicket

mardi 10 janvier 2017

L'Empire brisé : Le Roi Écorché ~ Mark Lawrence

« Quitte à perdre la vie, tâchez d’avoir une belle vue. »


Résumé de la quatrième de couverture :

L’Empire Brisé est agité par des affrontements sans fin.
Sur le long chemin de sa quête de vengeance, l’honoré Jorg Ancrath a découvert les responsables de cette éternelle guerre, et il s’est mis en tête de les défier. Or une armée de six nations coalisées, forte de vingt mille soldats, marche sur le château de Jorg. Les bons rois savent ployer l’échine devant une défaite annoncée, ne serait-ce que pour protéger leurs sujets et leurs terres. Jorg n’est pas un bon roi.
Confronté à un ennemi bien plus puissant que lui, Jorg sait qu’il ne pourra pas l’emporter à la loyale. Mais il n’a jamais eu l’intention de jouer selon les règles.

vendredi 6 janvier 2017

Le Ventre de Paris ~ Émile Zola

« Sa figure rougeaude, aux durs cheveux châtains, prenait un air d’attention profonde. »


Résumé de la quatrième de couverture :

Florent, arrêté par erreur après le coup d’Etat du 2 décembre 1851, s’est évadé du bagne de Cayenne. Il retrouve à Paris son demi-frère qui, marié à la belle Lisa Macquart, fait prospérer l’opulente charcuterie Quenu Gradelle. Mais la place de Florent est-elle à leurs côtés ? A-t-il renoncé à ses rêves de justice ? Car si l’Empire a su procurer au « ventre boutiquiers, au ventre de l’honnête moyenne… le consentement large et solide de la bête broyant le foin au râtelier », il n’a guère contenté les affamés. Et la grande kermesse flamande va réveiller bientôt l’éternel affrontement des Maigres et des Gras.