Citation

"La culture est un cimetière de livres et d'autres objets à jamais disparus." in N'espérez pas vous débarrasser des livres de Jean-Claude Carrière et Umberto Eco

vendredi 30 septembre 2016

L'Homme qui rit ~ Victor Hugo

« Bucca fissa usque ad aures […] masca eris, et ridebis semper. »

Résumé :

À la fin du XVIIe siècle, un jeune garçon abandonné par des marchands d’enfants croise le chemin d’un bébé, d’un philosophe ambulant et d’un loup. Affreusement mutilé, il devient saltimbanque et attire les foules. Mais son destin n’avait pas été écrit de la sorte. Rattrapé par son passé, il va devoir faire un choix entre sa vie présente et une autre qui peut sembler bien plus plaisante. Mais ne serait-ce pas une mascarade ?
Explication de la quatrième de couverture :

Lorsqu’il publie le livre en 1869, Hugo le présente comme le roman de l’aristocratie, premier volume d’une trilogie consacrée à une Histoire de la Révolution que Quatre-vingt-treize achèverait. Et ce livre sombre dénonce bien en effet le despotisme de l’aristocratie. Mais si L’homme qui rit est une méditation historique et métaphysique, c’est aussi une œuvre foisonnante et baroque, une manière de drame qui réclame un « lecteur pensif », puisque Hugo nous donne à réfléchir sur la misère et sur le peuple, sur l’amour et sur le désir, aussi bien que sur le Mal.

mardi 13 septembre 2016

Les Psaumes d'Isaak : Cantique ~ Ken Scholes

« Je transformerai ma souffrance en armée »

Résumé de la quatrième de couverture :

Les Terres Nommées pansent leurs plaies et s’apprêtent à fêter un grand événement : la naissance du premier-né du général Rudolfo, désormais chargé du pouvoir de l’ordre ancien anéanti neuf mois plus tôt. De nombreux nobles se pressent au cœur des Neuf Forêts pour l’occasion.
Alors que la fête bat son plein, les portes s’ouvrent à la volée et des assassins invisibles passent à l’attaque, massacrant tous les invités.
Au même moment, un étrange personnage apparaît aux portes de la Muraille du Gardien qui protège les Terres Nommées. Il est porteur d’un message à l’attention de Pétronus, le pape caché.
Les révélations sur les « hommes de métal » et l’histoire de l’Ancien Monde ne font que commencer…

vendredi 9 septembre 2016

The Dada de Vinci Code ~ Gordon Zola

« Nous resterons de l’autre côté de la tenture, usant de nos mauvais esprits d’auteur et de lecteurs réunis pour essayer d’imaginer le pire »

Résumé de la quatrième de couverture :

Depuis plusieurs jours, la police française reçoit des messages inquiétants d’un certain « horloger ». Celui-ci veut remettre les pendules à l’heure, en assassinant Daniel Brun, romancier à succès qui vient de commettre un best-seller au sujet sulfureux… Le commissaire Guillaume Suitaume, policier d’élite est chargé de la garde rapprochée de l’auteur.
Cette protection va ouvrir la boîte de Pandore et révéler un terrible et croustillant secret ! Entre un chasseur de trésor pendu à un créneau du château de Gisors, un peintre spécialisé en Léonard de Vinci, une bibliothécaire retrouvée dans une tombe de Rennes-Le-Château, un ectoplasme noctambule qui chante des airs d’opéra et un corps sans pantalon abandonné dans une forêt de la Meuse, un étonnant complot prend corps !
Véritable enquête au sein des énigmes ésotériques de notre histoire et du monde corrosif des salons littéraires, « THE DADA DE VINCI CODE » est un thriller impitoyablement drôle qui montre qu’à force de vouloir prouver tout et son contraire… on peut parfaitement y arriver !

samedi 3 septembre 2016

L'Homme illustré ~ Ray Bradbury

« Mars est deux fois plus âgé que la Terre et a donc deux fois plus de samedis soirs, de débits de boisson et de femmes que l’on reluque, nues comme des otaries. »

Résumé de la quatrième de couverture :

Ce n’est pas un homme comme les autres : son corps est recouvert de tatouages, une vingtaine d’images fabuleuses qui racontent autant d’histoires. Et cet homme n’a qu’une envie, se venger de la femme qui l’a affublé de cet étrange signe particulier. Une terrible malédiction qui attend une ultime victime… puisqu’il reste une place vacante dans le dos de l’homme illustré. Vingt récits liés, à fleur de peau, qui n’ont pas fini de nous surprendre.
Le prologue invite le lecteur à entrer d'emblée dans le vif du sujet. L'homme illustré est entièrement tatoué, sauf une petite partie de son dos qui montre la mort de celui qui y regarde. Le narrateur s'endort près de cet homme étrange et constate que tous les tatouages vivent et racontent des histoires. Ce sont elles qui nous sont présentées.
S'en suivent 18 nouvelles, toutes de science-fiction. Elles nous emmènent sur Mars, sur Vénus ou à bord d'un vaisseau spatial. On y rencontre des hommes cherchant à survivre dans une nature hostile, d'autres tentant de convertir des martiens au christianisme, d'autres encore achetant un automate pour les remplacer lors de sorties nocturnes. On croise une femme faisant tout pour oublier que son mari risque sa vie dans l'espace, un homme voulant offrir le voyage de leurs rêves à ses enfants, une ville au désir de vengeance inouï. Au détour d’une page, c’est Edgar Allan Poe et tous les grands auteurs de ce monde qui accueillent le lecteur pour lui expliquer qu’ils ont été bannis de la littérature. Toutes ces nouvelles invitent à réfléchir sur notre condition actuelle, notre désir de conquête et sur les conséquences désastreuses qui pourraient survenir. Tous les personnages nous présentent l'altérité, celle qui nous interroge nécessairement. Qu'aurions-nous fait à leur place ? Et moi, serai-je devenue folle en écoutant la pluie tomber ? Aurai-je offert à mes enfants une chambre qui reproduit leurs moindres désirs ? Qu'aurai-je dit à mes proches si j'avais su que nous passions la dernière nuit avant la fin du monde ?
Le format est court mais cela n'empêche pas l'auteur de développer la personnalité et la psychologie de ses personnages. On peut suivre leurs raisonnements, essayer de comprendre leur vision de la vie, même si on ne l'approuve pas. On se trouve souvent face à des dialogues qui au début semblent sans queue ni tête. Cependant, au fur et à mesure, les événements se précisent et prennent tout leur sens. Certaines nouvelles nous délivrent de belles descriptions des paysages, que ce soit sur Mars ou dans l'infinité du ciel.
La technologie, la guerre, l'orgueil, la solitude, la religion, autant de thèmes traités par l'auteur avec originalité et précision.
Pour finir, l'épilogue. Nous avons enfin la réponse à notre question : qu'est-ce que le narrateur va voir dans l'emplacement vide sur le dos de l'homme illustré ? C'est à la fois une évidence et une surprise. Avec Bradbury, on n'est jamais prêt pour la fin. Elle arrive pourtant, brutale et satisfaisante. Il n'y a pas de meilleure fin pour cet ouvrage.
Extrait :

« - Comment ça va, à New-York ? demanda Saul.
-Comme ça, dit Leonard Mark. Et il regarda Saul.
New-York s’éleva dans le désert, en pierre, parcouru par les vents d’avril. Des éclairages au néon éclatèrent de toutes parts. Des taxis jeunes glissèrent dans la nuit. Des ponts se dressèrent, des remorqueurs mugirent le long des quais obscurs. Le rideau se leva dans des music-halls étincelants.
Saul porta brusquement les mains à sa tête.
-Ah ! Hé là ! s’écria-t-il. Qu’est-ce qu’il m’arrive ? Qu’est-ce qu’il se passe ? Je deviens fou ! »
In « Le visiteur »

Citation de début in « Les boules de feu »
Le mot de la fin :

Un recueil à la hauteur de la renommée de l'auteur, des nouvelles extraordinaires pour des aventures toujours plus humaines !
Alors, voulez-vous tourner ?